Si même pour du bénévolat…
… on n’est pas intéressé par ma candidature, qu’est-ce que je fous dans ce pays, que je me disais… Il y a trois semaines, après m’être longtemps demandé quel chemin prendre pour éviter l’auto-apitoiement, j’ai posé ma candidature pour devenir volontaire à OXFAM. Pour dérouiller mon anglais. Pour remplir des heures trop longues. Pour justifier ma présence ici… Enfin, dimanche dernier, on m’a téléphoné et convoqué à OXFAM Emporium, un charity shop du centre-ville de Manchester. Je suis nerveuse, je l’avoue. J’ai peur de ne pas pouvoir m’exprimer correctement ou, pire encore, peur de ne rien comprendre à ce qu’on me raconte. J’arrive à la boutique. Hop, le manager me fait visiter. Les toilettes. Eurk… La cuisinette. Reurk. L’arrière-boutique. Que dis-je… Le musée de la boîte! L’empire du sac! Le royaume du tas! Cinq minutes après avoir mis les pieds chez OXFAM, je suis installée devant une caisse et je sers mon premier client. Ouf.
Me voilà donc « bénévolant » dans une boutique où l’on vend des produits équitables (café, sucre, chocolat, etc.), des vêtements, des CD et des livres usagés, le tout soigneusement choisi parmi les zillions de trucs donnés par le public. À la fin de la journée, le manager me conduit à la porte et me demande, anxieux, si je serai de retour le lendemain. Il ne me connaît pas encore. La dernière fois que j’ai adopté une cause, j’y suis restée pendant dix ans…
Me voilà donc « bénévolant » dans une boutique où l’on vend des produits équitables (café, sucre, chocolat, etc.), des vêtements, des CD et des livres usagés, le tout soigneusement choisi parmi les zillions de trucs donnés par le public. À la fin de la journée, le manager me conduit à la porte et me demande, anxieux, si je serai de retour le lendemain. Il ne me connaît pas encore. La dernière fois que j’ai adopté une cause, j’y suis restée pendant dix ans…


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